Mes deux jours à l’USI Live Show 2021

What does technology want ?

C’était ma première participation à l’USI et je peux vous dire, sans attendre, que j’ai été ravie de prendre le temps de suivre les conférences en live (oui parce qu’on ne va pas se mentir, les replays on ne les regarde jamais).

J’ai aimé le format 100% digital pensé comme une émission. Les moyens pour filmer et diffuser ont fait la différence. Mais surtout la traduction en live a été très appréciée, je n’ai pas un assez bon niveau pour enchaîner plusieurs conférences d’affilées en anglais.

D’autant que les thèmes proposés pour répondre à la question « What does technology want » m’ont beaucoup intéressés, je ne voulais pas en perdre une miette.

Futur of work

Je commence par l’axe « futur of work » car je dois avouer que cette année de travail à distance m’a bien plu et que j’aimerai que ça perdure. Je ne me vois pas re-travailler toute une semaine sur site, j’avais déjà dans mon idée de diminuer cette contrainte depuis 2014. Cela va dans le sens de la conférence de Peter Hinssen – The never normal –  à laquelle j’ai participé : le monde d’avant ne reviendra pas, la pandémie marque un changement dans les habitudes. L’économie connectée demande plus de rapidité, de fluidité et une hyper-connexion. C’est un tournant à ne pas louper où l’innovation à un rôle à jouer mais attention à vraiment innover en faisant preuve d’audace et en comptant sur les profils qui osent prendre des risques. Ce nouveau futur qui se dessine, rebat les cartes quand on constate que zoom est plus valorisé que les compagnies aérienne.

RSE/CSR : numérique responsable

D’ailleurs, l‘impact du numérique sur la planète est de plus en plus pris au sérieux et des entreprises se fixent maintenant des objectifs sur leur bilan carbon, comme j’ai pu l’entendre lors de la table ronde animée par Vivien Pertusot avec Dominique Buinier – rôle modèle : les entreprises engagées peuvent aussi faire des émules. Des actions sont prises comme le serious game « la fresque du numérique » proposé à tous les nouveaux arrivants.

L’humain au centre

Prendre soin de la planète, c’est aussi remettre l’humain au centre de l’équation en redonnant de la valeur à l’humanité. C’est ce qui permettra de débloquer la créativité car il se sentira en sécurité et ainsi favoriser l’innovation. Son esprit sera plus apte à la collaboration, à penser « out of the box » mais surtout de proposer des choses nouvelles même si on sait que la première itération n’est jamais la meilleure, comme l’indique Ed Catmull (Pixar) – unlocking creativity.

Product Management

La conférence d’Ed Catmull sur Pixar permet de faire un parallèle avec la conception et le développement de produit informatique car la création d’un film nécessite plusieurs mois. Il faut prendre le temps de concevoir un scénario, ce qu’on pourrait comparer à la définition de la vision produit dans le web, pour que le film soit un succès. Ce n’est pas la technologie qui fait le succès d’un film mais bien l’histoire.

En parlant de production, j’ai découvert Nicole Forsgren – Technology and high performance : it’s about more than software – et le livre qu’elle a écrit « Accelarate » où elle traite de la notion de stabilité versus rapidité dans le cadre de développements. Quand le ratio n’est pas équilibré alors on peut prévoir des régressions en plus grand nombre, une résolution de bugs plus importante. C’est pourquoi elle conseille d’alléger le code et de se concentrer sur la valeur que le produit apporte plutôt que sur sa taille. Cela va complétement dans l’idée du product management où l’approche test and learn, citée dans la conférence de Peter Hinssen prend pragmatiquement tout son sens.

Les dérives de la technologie

On voit que l’humain et la technologie se complète dans la conception et le développement de produit numérique mais attention aux travers qu’apporte la technologie comme l’expose l’anthropologue numérique Rahaf Harfoush – coding is believing : how tech reflects our true priorities. On en a parlé plus haut mais l’hyper-connexion, les filtres snapchat ont une influence négative car cela joue sur nos croyances et nos peurs.  Mais n’oublions pas que nous pouvons choisir. On peut imaginer la création d’un réseau social qui ne vend pas nos données, par exemple.

L’intelligence articificelle et les robots capable d’avoir des émotions ?

On arrive sur un sujet que j’ai découvert durant ce live show, celui de l’IA et des interactions sociales lors de la conférence de Justine Cassel – does AI spell the end of social interaction ?. Elle présente ces travaux visant à comprendre l’humain pour créer de meilleures technos. Durant toute sa conférence, je me suis interrogée sur ces travaux car on a l’impression que cela pourrait « remplacer » l’humain mais elle conclut en indiquant que les premiers travaux autour de l’IA avait pour objectif de copier l’autonomie humaine mais qu’en fait l’humain n’est pas autonome, il est interdépendant et c’est ce que devrait comprendre les technologues pour éviter les erreurs du début.

Ces travaux croisent ceux de Vanessa Evers – socially intelligent robots and AI – autour de l’IA et la robotique, qui travaille pour construire un modèle social. Cela permettrait à un robot de générer, détecter et interpréter.

La fatigue Zoom

J’aimerai revenir sur l’intervention d’Alberto Brandolini – eventstorming : collaborative & visual business storytelling. Je suis d’accord sur son approche disant de rassembler toutes les parties prenantes autour d’une même table pour gommer les peurs et inciter au changement. Cependant, il évoque ses difficultés à exercer son rôle de consultant à travers zoom et les tableaux blancs numériques. Je trouve qu’il aborde la sujet avec un angle d’avant pandémie car il existe beaucoup plus d’outils digitaux pour collaborer de manière synchrone et asynchrone que ceux qu’il a cité. La seule chose c’est que ces derniers demandent une grande résilience car cela change la façon de travailler en profondeur. Le monde de l’après ?

Cybersécurité

Le dernier sujet qui m’a fortement intéressée, car ce sont mes travaux du moment, concerne la cybersécuritéKeren Elazari – what does information want ? A hacker’s perpective for the information age – hacker, indique que pour contrôler notre futur nous devons contrôler nos données. En effet, elles sont toutes utilisées pour mieux nous piéger via des algos qui permettent de cibler la publicité, par exemple. Elle introduit la notion de données publiques, privées et secrètes. Ce sont les données secrètes que les hackers essaient de prendre en otage car ce sont celles qui motiveront les victimes à payer lors d’une attaque ransomware. Elle donne également quelques indications pour lutter contre ce phénomène et être prêt en cas d’attaque car au final c’est une question d’état d’esprit et de positionnement.

Voilà ma synthèse de ces deux journées enrichissantes et inspirantes. Bien sûr, je ne reviens pas sur chaque point de chaque conférence, j’ai ressorti ce qui m’avait étonnée, surprise ou encore confortée.

J’aimerai terminer avec ce sujet qui me tient à cœur. D’après les conférences mais aussi ce que je vis et ressens, il est facile de se rendre compte que le monde évolue extrêmement vite, encore plus depuis la pandémie Covid-19. Je me demande si nos enfants sont préparés à ce nouveau monde en construction, car aux dernières nouvelles, les programmes scolaires n’ont pas été mis à jour ? En tant que parents que pouvons-nous faire pour que la technologie est un impact positif et non négatif ?

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